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InnovAfrica

InnovAfrica : la fête de l'Innovation Africaine
Pour la quatrième fois en Afrique Sub-Saharienne, un évènement, le Forum InnovAfrica, permet
 la mise en réseau des porteurs d'initiatives sur les usages innovants dans le Sud en matière de technologies et d'innovation sociale. 

Forum InnovAfrica du 26 au 30 novembre 2012 à Dakar (Sénégal)
>> Plus d'information sur le Forum InnvoAfrica 2011 de Ouagadougou, cliquer ici. <<

Rapport 1er forum Innovafrica - Bamako Décembre 2009

Par Denis • InnovAfrica • Mercredi 07/04/2010 • 0 commentaires  • Lu 3700 fois • Version imprimable

  
Premier Forum InnovAfrica
À Bamako du 14 au 18 décembre 2009
 
  Table des matières
 
1.    Session d’ouverture le Lundi 14 décembre 2009................. 4
2.    Premier barcamp au Mali le mardi 15 décembre 2009..... 4
3.    Journée carrefour des possibles le mercredi 16 décembre 2009   4
4.    Journée civilisations francophones le jeudi 17 décembre 2009   4
5.    Soirée de clôture du Forum Innovafrica 2009 (Centre Culturel Français) le jeudi 17 décembre 2009....................................................... 4
6.    Matinée au Conservatoire National des Arts et Multimédias le vendredi 18 décembre 2009.............................................................................. 4
7.    Projets issus du Forum InnovAfrica 2009................................ 4
Le groupe "faites le vous-même"...................................................................................................................... 4
Le groupe "Moniba".................................................................................................................................................. 4
AnnexeS 1 – Les technologies émergentes : risques ou opportunités pour l’Afrique ?......................................................................................................... 4
Faire soi-même dans le numérique..................................................................................................................... 4
Faire soi-même n’importe quel objet................................................................................................................ 4
Faire soi-même des technologies émergentes............................................................................................... 4
Faire soi-même sa propre énergie...................................................................................................................... 4
Faire soi-même sa propre monnaie.................................................................................................................... 4
AnnexeS 2 – Compte rendu des ateliers du Barcamp............... 4
Atelier 1 | repérage d’innovations dans le monde rural & solutions de connectivité en milieu rural    4
Atelier 2 | les nouveaux médias et les citoyens – télés communautaires et éducation populaire             4
Atelier 3 | l’enfant et l’internet africain...................................................................................................... 4
Atelier 4 | détection et accompagnement de concepts novateurs............................................. 4
Atelier 5 | santé et TIC............................................................................................................................................. 4
Atelier 6 | culture et web 2.0.............................................................................................................................. 4
Atelier 7 | atelier créatif – scénarios du futur pour le développement local...................... 4
Atelier 8 | Les nouveaux Medias....................................................................................................................... 4
AnnexeS 3 – Restitution des ateliers Civilisations Francophones   4
.. thème 1 | la place et le rôle des anciens................................................................................................... 4
.. thème 2 | art, culture............................................................................................................................................ 4
.. thème 3 | les clichés et stéréotypes............................................................................................................ 4
.. thème 4 | La place de la femme dans la société.................................................................................... 4
…thème 5 | Les Migrants........................................................................................................................................ 4
 

 
Préambule : le réseau correspondants.org
Le réseau international des correspondants francophones, correspondants.org, créé à l'initiative de la Fondation Internet Nouvelle Génération (http://www.fing.org/http://www.correspondants.org ), est actif depuis 2005 dans la détection des usages innovants des technologies (internet, téléphone, radio , télévision) mais aussi dans réduction de la fracture énergétique, le développement durable et l'interculturalité. Il bénéficie d'une excellente visibilité : plus de 150 membres actifs répartis dans 35 pays, plus de 1 500 adhérents abonnés à sa lettre d'informations, 13 000 visiteurs uniques mensuels et 100 000 pages lues chaque mois au départ de 124 pays sur les site
 
Différents projets se déroulent au sein du réseau correspondants.org :
·         Civilisations francophones (soutenu par la région Aquitaine), http://interculturel.correspondants.org/
·         Les rencontres du réseau lors de Lift à Marseille et à InnovAfrica en Afrique (soutenu par l’OIF), http://www.liftconference.com/
·         Vifralie, Vivre le français à l’école (soutenu par le Fonds Francophone des Inforoutes de l’OIF),
Et pour 2010 :
·         Le groupe de travail “faites le vous même” qui permet aux participants de réaliser des outils utiles (tableaux blanc interactif, passerelle SMS/Twitter, imprimante 3D…) à quelques pourcent de leur coût habituel
·         Le groupe Moniba dont le but est d’étudier less différentes monnaies complémentaires (il en existe environ 5000 dfans le monde) et de mettre en place une monnaie permettant de développer la formation entre personnes et la formation diplomante
·         Le Carrefour des possibles, créé également à l'initiative de la Fing, est actif en France depuis près de 5 ans et a permis la mise en avant de plus de 500 porteurs de projets innovants. Le processus et la méthode sont rodés. Des incursions internationales ont déjà eu lieu en Tunisie lors du SMSI qui ont remporté un vif succès encourageant un développement international. http://www.carrefourdespossibles.org/
 
L’ANPE du Mali (http://www.anpe-mali.org/) est un partenaire de longue date de la Fing, depuis l’origine du réseau correspondants.org. Elle a obtenu de beauc succès grâce à son dynamisme et sa capacité d’innovation. C’est le cas par exemple de la diffusion des offres d’emploi de son blog par satellite pour être reçues et rediffusées par les radios locales même non connectées sur tout le territoire, grâce au projet Ordispace de Radio France International.
 
L’ANPE du Mali et la Fing ont coorganisé le premier forum InnovAfrica avec le soutien de l’OIF et l’aide de la région Aquitaine, d’Orange Mali, du Centre Culturel Français de Bamako, de l’Office de Radio Télévision Malien et de radio Jekafo.
 
16h: Accueil des participants
17h: Lancement officiel du Forum
Mot d'introduction de Monsieur Ibrahima N'Diaye, Ministre de l'emploi et de la Formation professionnelle
Mot d'introduction de Makan Moussa Sissoko, Directeur Général de l'ANPE du Mali et ancien Ministre de l'emploi.
Mot d'introduction de Denis Pansu, Directeur adjoint de la Fing
Ouverture officielle du Forum par Monsieur Ibrahim N'Diaye
18h00: Conférence de Jean-Michel Cornu, Directeur scientifique de la Fing sur le thème « Les technologies émergentes : risques ou opportunités pour l’Afrique (Voir annexe 2).
Cette présentation avait pour but de montrer qu’il est possible de remplacer bien souvent des investissements lourds par un peu d’astuce, du temps et de l’imagination.
 
Il est temps d’inventer les outils et les financements innovants pour permettre de développer l’innovation là où l’ingéniosité et le temps remplacent l’argent.
 
20h30 : Questions – réponses
Madame Diarra Mariam Flantié Diallo, Ministre des Technologies de l'Information et de la communication a tenu affirmer sa satisfaction et à nous assurer de son soutien tant pour le forum que pour les projets à venir.
21h00: buffet récréatif
L'assistance importante, environ 150 personnes a assisté avec enthousiasme à l'ensemble des présentations. L’ORTM (Radio et TV nationales) étaient présentes pour immortaliser l’événement.
 
 
Premier Barcamp (réunion informelle où tout le monde participe autour de thèmes choisis ensembles) au Mali, et 2ème en Afrique de l'Ouest après celui organisé à Douala (Cameroun).
Le 1er Barcamp bamakois a été introduit par Denis Pansu (FING) qui est revenu sur le format spécifique du barcamp, son origine. Chaque participant s’est ensuite présenté au moyen de 3 mots clés, puis l’assemblée a été invitée à venir proposer des thématiques d’ateliers en les inscrivants sur de grandes feuilles en papier et en expliquant un peu leurs intentions. Le groupe s’est ensuite divisé en différents ateliers répartis en différentes sessions sur la journée. A la fin de chaque session, les rapporteurs désignés pour chaque atelier sont venus faire devant tous les participants une synthèse des échanges.
 
Ateliers réalisés (voir détails et rapports en annexe 3)
 
 
 
 
Atelier 1 : repérage d’innovations dans le monde rural & solutions de connectivité en milieu rural
 
Atelier 2 : les nouveaux médias et les citoyens – télés communautaires et éducation populaire
 
Atelier 3 : l’enfant et l’internet africain
 
Atelier 4 : détection et accompagnement de concepts novateurs
 
Atelier 5 : santé et TIC
 
Atelier 6 : culture et web 2.0
 
Atelier 7 : atelier créatif – scénarios du futur pour le développement local
 
Atelier 8 : Les nouveaux Medias
 
 
Organisation d'une journée de travail sur le thème du réseau ouvert au service de l'innovateur et sur la méthode du Carrefour des Possibles.
 
Phases de la journée
 
> La journée a débuté par un tour de table de présentation des participants issus des différents pays d'Afrique francophone ; une quarantaine de personnes qui étaient issues des secteurs publics, privés et tiers-secteur (associations, ONG).
 
Pour poser la problématique du porteur d'initiative innovante en Afrique, une interview filmée de Sylvestre Ouedraogo - coordinateur du réseau Burkina-NTIC et fondateur de l'association Yam Pukri - a été présentée.
Cet acteur repéré de l'innovation en Afrique subsaharienne insiste sur plusieurs points :
- l'utilité de se mettre en réseau pour échanger des expériences et développer les contacts avec des personnes utiles à son projet,
- la nécessite de partager l'information sur son projet pour valider sa pertinence et le fait qu'il est en phase avec les besoins d'utilisateurs.
 
Cette interview avait été réalisée par Agnès Maury et Denis Pansu lors de la rencontre du réseau Burkina-NTIC en octobre à Ouagadougou.
 
> Un débat a suivi sur les conditions de soutien de l'innovation numérique dans les pays d'Afrique francophone.
 
Quand bien même il ressort que le contexte est différent dans chacun de ces pays, un certain nombre de constantes ont été observées :
-         la question de la protection des idées innovantes proposées par le porteur de l'initiative, qui freine le partage de l'information ;
-         il est difficile pour certains de prendre le risque de se dévoiler, à noter que les blogueurs ont plus de facilité à dépasser cette crainte,
-         la difficulté d'innover dans la sphère publique, limitée par l'inertie des structures et la question de la paternité de l'innovation proposée.
 
> La méthode du Carrefour des Possibles a été présentée par Denis Pansu en débutant par les définitions des termes fondamentaux (usage numérique, projet innovant, réseau) et des acteurs impliqués (porteur de projet, comité de repérage, comité de sélection, coordinateur, partenaire).
Le schéma du processus a été décortiqué pour mettre en avant le "coeur de métier" du Carrefour, à savoir la mise en relation des innovateurs, des utilisateurs et des partenaires.
Une attention particulière a été portée sur la notion de "scénario d'usage" mettant en avant la nécessité pour l'innovateur de produire un argumentaire concret de ce qu'il propose afin d'être convaincant vis à vis d'interlocuteurs très différents la plupart du temps non experts de la solution proposée (de l'utilisateur au financeur). Cet exposé s'est achevé avec la présentation de la charte du Carrefour des Possibles en insistant sur l'évolutivité de ce document de concertation.
 
De nombreuses questions ont porté sur la mise en oeuvre du processus, l'organisation du repérage, le positionnement du Carrefour par rapport aux structures d'accompagnement.
 
> Le déjeuner collectif a permis de poursuivre les échanges en petits groupes, en mélangeant pays et secteurs d'activité.
 
> L'après-midi a débuté en atelier, les participants s'étant réparti en trois sous-groupes traitant de trois sujets clés du Carrefour des Possibles :
a) le repérage des innovateurs numériques,
b) la mise en forme de scénarios d'usages,
c) l'organisation d'une présentation publique de projets innovants.
 
Il s'agissait, en travaillant ces trois angles, de mettre en débat la méthode du Carrefour afin de la confronter au regard des acteurs de terrain présents.
 
Les restitutions des ateliers ont été exposées en plénière par trois participants :
·       Moïse Kayeu (Afrique Espace-net) pour le a),
·       Aude-Maïmouna Guyot (designer numérique) pour le b)
·       Mohammed Cissé,de l'association NTBF (Nouvelles Technologies au Burkina-Faso)pour le c).
Dimanche Yaméogo (Manivelle Production - Burkina) a assuré la captation vidéo de cette restitution.
 
En synthèse, il est apparu que la notion de scénario d'usage était nouvelle pour les participants.
L'animatrice (designer de formation et ayant déjà travaillé avec des artisans africains) a donc montré des illustrations de scénarios, échangé avec les différents participants sur leur propres manières de communiquer un projet, sur les différents éléments qu’il faudrait mettre en place pour former à cette technique de scénarisation.
 
Le déroulé d'une rencontre a été débattu en détail. Il est ressorti un certain nombre de principes : demander au porteur de projet de respecter un temps de présentation court de 6 à 10 minutes (compte tenu du nombre de projets - 10 - présentés lors d'une session), tester une présentation sous forme d'interview de l'innovateur.
 
Le périmètre géographique de repérage des innovateurs et de leur projets concernera les deux sous-régions représentées (Afrique de l'Ouest et Afrique Centrale) durant cette journée mais les participants se sont montrés très ouverts à accueillir des projets issus du Machrek.
 
Le rythme annuel semble répondre aux attentes et la période propice reste à déterminer en fonction du pays organisateur (en fonction des conditions de déplacement). La programmation de cette partie événementielle doit être annoncée six mois avant le jour J.
 
Pour préparer cette session annuelle, l'idée d'organiser des "mini-Carrefour des Possibles" nationaux a été exprimée ; pour cela une évolution du format du "Café Carrefour" déjà pratiqué pourrait satisfaire cette demande en y associant brief de pré-sélection et atelier de communication (élaboration de scénarios d'usages).
 
La question de l'accueil des participants venant d'autres pays a été traitée, notamment l'intention de favoriser l'hébergement de porteurs de projets chez d'autres innovateurs locaux, ce qui a débouché sur l'intérêt de disposer d'une plateforme de réseau social pour faciliter ces connexions.
 
> La journée s'est conclue sur plusieurs résolutions :
·       un groupe de travail international s'est constitué pour travailler dès janvier prochain à la budgétisation du processus du Carrefour des Possibles,
·       le repérage de projets innovants est engagé et une première liste sera produite durant le premier trimestre 2010.
La dynamique de repérage et les avancées sur le budget d'organisation du Carrefour permettront de déterminer le pays hôte de la première rencontre publique.
 
 
En conclusion :
 
Il ressort de cette journée que le Carrefour des Possibles a recueilli l'adhésion des participants car cette forme de mise en réseau s'avère nécessaire pour encourager les innovateurs, la valeur d'exemple pouvant être incitative et le développement de contacts issus de différents secteurs est déterminant pour accroître les chances de réussite d'une initiative.
La volonté du Carrefour des Possibles de partager la culture de l'innovation a été reçue très positivement par toutes les personnes présentes ; la conviction que l'innovation est un enjeu de société qui doit dépasser les cercles d'initiés était revendiquée par la grande majorité, en cela le Carrefour des Possibles est potentiellement un pont entre l'Europe et l'Afrique des citoyens entreprenants.
 
Sous le parrainage et le mot d'introduction évoquant le rôle important et la place de la Francophonie en Afrique de S.E.M. Monsieur Sékou Doucouré, représentant personnel du chef de l'Etat Malien auprès de la Francophonie, nous avons entamé une journée de réflexion sur le thème de l'Interculturel en Francophonie.
 
Présentation rapide du projet Civilisations Francophones et du déroulement de la journée.
 
En collaboration avec les nombreux participants, nous avons décidé de travailler sur 4 thèmes : La place de la femme dans la société, la place et le rôle des anciens, les clichés et stéréotypes et Art et musique.

 
 

Chaque sous groupe s'est réuni et dans un premier temps a réuni les idées majeures sur le thème choisi. Ils ont ensuite dessiné un arbre et y ont posé sur les branches les thèmes proches.
 
Après une pause dînatoire, nous avons repris le travail. Les sous-groupes ont mis en page les idées retenues et ensuite les ont scénarisée. Chaque scènette a été présentée devant le groupe et filmée en vidéo.
 
 
Thème 1 | la place et le rôle des anciens
 
Thème 2 | art, culture
 
Thème 3 | les clichés et stéréotypes
 
Thème 4 | la place de la femme dans la société
 
 
Après cette activité riche humainement et fort intéressante, nous avons convié les participants à nous rejoindre vers 18h au Centre Culturel Français pour la soirée de clôture.
 
Devant un parterre de près de 120 de personnes, et après un rapide résumé de chacune des journées passées, nous avons présenté une cartographie de l'Afrique de l'Ouest ou chaque coordinateur était représenté. A tour de rôle ils nous ont présenté leur projet et leurs ambitions pour l'avenir.
·        Moïse Kayeu du Cameroun nous a présenté « l'arbre de compétences
·        Aude Maïmona Guyot nous a parlé de design numérique et de cartographie
·        Cédric Kalonji de la République Démocratique du Congo, a évoqué la naissance et l'existence de son son blog « Congoblog »
·        Dominique Mendy et un étudiant du CESTI (école de journalisme à Dakar) ont évoqué le rôle d'une école de journalisme en Afrique. Les sujets comme la liberté de la presse, le manque de moyens financiers et l'accueil de la population lors de reportages ont suscités beaucoup de réactions.
·        Blaise Sissoko, a décrit le rôle de l'association crée au Burkina Faso « Nouvelles technologies Burkina Faso » qui sensibilise et enseigne aux enfants en fin d'école primaire l'intérêt et les différents usages de l'internet.
·        Dimanche Yamaego nous a parlé de son projet Kino Burkina et de son souhait de l'étendre à plusieurs pays de la sous-région. Un film (12min) de sensibilisation sur la violence faite aux femmes a été projeté.
·        Dalo Dolo du Mali, nous a présenté un film (9 min) sur le Koteba
·        Laurentine Bayala, du Burkina Faso, nous a présenté la Télévision participative et locale TVWages. Un petit film a également été présenté sur le sujet.
 
Les séances étant régulièrement entrecoupées de musique slam par le groupe Malien Maliwood qui entre autres nous ont proposé la chanson « Innovafrica »!
 
Les étudiants du CNAM, en fin de premier trimestre n'avaient pas eu l'occasion de participer aux diverses manifestations diurnes du Forum.
Nous avons donc décidés de nous déplacer et de leur proposer une synthèse des moments forts du Forum, grâce aux vidéos qui avaient été faites et montées durant le forum.
Une cinquantaine de personnes ont assisté à cette présentation.
 
L'organisation du Forum de Bamako fut un franc succès tant par le nombre de participants à la soirée d'inauguration que l'assistance aux différents ateliers proposés. Les réactions enthousiastes nous poussent à aller de l'avant. La présence chaque jour de l’ORTM (radio et TV nationale) montre bien l’intérêt porté par le Forum aux yeux des autorités nationales
 
Ce Forum fut en particulier l’occasion de la mise en place de deux groupes multinationaux.
 
 
Un groupe pour ceux qui veulent faire eux même des objets et outils utiles à 1% de leur prix habituel. Plusieurs réalisations sont prévues dans les prochains mois (par difficulté croissante).
·        Un tableau blanc interactif avec une manette de WII (41 €)
·        La connexion de la radio numérique Worldspace à une télé pour permettre d'envoyer des contenus vidéos de formation dans des zones reculées (cela est déjà fait avec RFI planète radio pour des fichiers MP3 et PDF pour diffuser des contenus aux radios locales). .
·        Un "hérisson" : une connexion entre un téléphone et un ordinateur connecté à l'internet pour permettre de twitter sans avoir internet, par SMS depuis son téléphone mobile
·        Construction d'une imprimante 3D Reprap
Ensuite d'autres éléments seront construits et pourront se faire en synergie avec le projet FabLabs2 (Square). Le groupe pourrait devenir un laboratoire distribué d'expérimentations dans le domaine du "do it yourself".
 
 
Ce groupe va travailler sur les monnaies complémentaires avec plusieurs étapes :
·        Préparation d'un document de base sur les monnaies complémentaires et leurs rôles
·        Dossiers (textes, interview audios et vidéos) sur différents exemples de monnaies (Brésil, Indonésie, Flandre...) et surtout expérimentation en local de ces monnaies avec un bilan des difficultés et résultats obtenus
·        Test de solutions d'échanges de monnaie (par exemple equitap) et de plates-formes de créations de monnaies (par exemple open money...)
·        Mise en place et test d'une monnaie complémentaire affectée à la formation : le Moniba
 
 
 

 
Présentation de Jean-Michel Cornu
Pour la soirée d’inauguration
 
Lorsque l’on s’intéresse à la prospective, le premier réflexe est d’aller chercher ce qui se fait de nouveau et d’intéressant dans les grands laboratoires. Plusieurs exemples ont été donnés qui montrent que la révolution du numérique est en train de sortir de l’écran : arrivée en nombre des robots, objets intelligents tel que le pinceau/caméra du MIT, objets usuels transformés avec la cape d’invisibilité du professeur Tachi au Japon…
 
Mais toutes ces technologies demandent des investissements lourds à la fois dans la recherche et pour leur réalisation industrielle. Si ces investissements ne sont pas faits ou pas possibles, il existe un risque de subir l’émergence des nouvelles technologiques le plus souvent en payant plus cher qu’avant. C’est le cas par exemple avec les OGM brevetés dont il faut racheter les semences tous les ans, c’est aussi le cas avec l’internet ou le trafic international est payé par le Sud quel que soit celui qui envoie ou reçoit (ce qui est l’inverse de ce qui se passait au début du téléphone)[1]. Heureusement, de plus en plus de pays d’Afrique installent des points d’interconnexion pour ne pas dépendre du Nord dans les communications entre eux.
Mais au-delà de réaliser de lourds investissements ou de subir, il existe une troisième voie : celle du « faire soi même » (« do it yourself » en anglais). Avec du temps, de l’astuce et de l’imagination, il est possible de réaliser de nombreuses choses pour un prix dérisoire, souvent pas plus de 1% du prix où est vendue la version classique.
 
La présentation a permis de montrer plusieurs exemples de ce que l’on peut réaliser dans divers domaines : le numérique, la fabrication, les nouvelles technologies émergentes et même dans les financements et la monnaie…
 
Il est possible de réaliser un tableau blanc interactif avec une télécommande WiiMote de la console de jeu Wii détournée de sa fonction (entre 30 et 40 €), une led infrarouge (1 €), une pile et un vieux stylo, là où les tableaux blancs interactifs sont vendus cent fois plus chers[2].
 
Autre possibilité : bloguer sans disposer d’ordinateur ni d’internet afin d’échanger les bonnes idées à plusieurs. Il est ainsi possible de bloguer simplement en envoyant un SMS depuis son téléphone mobile. Pour cela il faut installer dans le pays (afin de ne payer que le coût local du SMS), un petit système qui relie un téléphone mobile (qui ne fait que recevoir les SMS, une simple carte Sim sans unités suffit) à un ordinateur connecté à l’internet. Il suffit d’une seule de ses installations pour tout le pays et il est sans doute possible d’avoir l’accord d’un fournisseur d’accès pour héberger ce dispositif qui consomme peu de bande passante mais rendrait de grands services (il existe une version intégrée, surnommée « hérisson », qui rassemble dans un même boîtier un ou plusieurs systèmes de réception de SMS avec carte SIM et antennes et un serveur informatique). Le système twitter est un système gratuit permettant le microblogging (des billets très courts de la taille d’un SMS) et il est facile d’y glisser des mots clés du type « #correspondants » pour indiquer qu’il s’agit du repérage d’une technologie ou d’un usage intéressant par exemple. Les différents billets très courts pourraient envoyer en numérique sur le satellite Worldspace qui est normalement dédié à la radio numérique mais permet également d’envoyer des données numériques. C’est déjà ce que fait l’ANPE du Mali en envoyant avec l’aide de RFI planète radio via worldspace les offres d’emplois. Celles-ci sont reçues dans un dispositif mis en œuvre par RFI, couplant un récepteur radio worldspace et un petit ordinateur. Ces systèmes sont installés dans des radios locales qui peuvent utiliser ces contenus pour fabriquer leurs programmes.
 
En installant un « hérisson » même artisanal et en utilisant le satellite Worldspace, il est ainsi possible de bloguer avec un simple téléphone mobile et de recevoir une agrégation de ce qui s’est dit sur un sujet par la radio. Bloguer sans ordinateur et sans internet (ou du moins sans que les utilisateurs aient accès à l’internet) permet de faire bénéficier au plus grand nombre de la formidable capacité d’intelligence collective de l’internet.
 
Mais une nouvelle révolution se profile : si avec l’ordinateur puis l’internet, il est possible pour le plus grand nombre de créer des contenus et de les mettre à disposition de tous, le même phénomène est en train de se mettre en place avec la fabrication.
 
Pour Neil Gershenfeld, directeur du center for bits and atoms au MIT, « la fracture de la fabrication et de l’instrumentation est plus grande que la fracture numérique ». Il a alors développé le projet fablabs[3] : rassembler dans un même lieu mis à disposition de tout un ensemble de machines-outils commandées à partir d’un ordinateur. Il est ainsi possible de réaliser pratiquement n’importe quelle pièce en bois, en métal et en plastique dans ce lieu dont l’équipement représente actuellement environ 20000 $. Ces lieux ne sont pas à l’intérieur d’une entreprise mais ils sont ouverts à des innovateurs, des étudiants, des particuliers qui peuvent ainsi innover, créer de nouveaux objets et construire leur propre emploi. De nombreux Fablabs ont ouvert dans le monde, y compris au Sud (Ghana, 2 au Kenya, 5 en Afrique du Sud, Afghanistan, 5 en Inde, Iran, Costa Rica, Colombie, 11 aux USA, Islande, 4 aux Pays Bas, 2 en Norvège, 2 en Espagne). D’autres sont d’ores et déjà prévus en Chine, Ethiopie, Indonésie, Suriname, Angleterre, France, Suède... Les utilisateurs des fablabs choisissent de construire des objets très différents suivant leurs besoins ou leur culture : des instruments pour l’agriculture en Inde, des turbines à vapeur pour convertir l’énergie au Ghana, des antennes à haut gain…
 
Pour Neil Gershenfeld, « on n’a pas besoin d’un tel dispositif pour fabriquer un produit que l’on trouvera dans la grande distribution, mais pour fabriquer ce qui fait de nous un être unique. Les étudiants ont donc détourné mes machines pour inventer la fabrication personnelle ». L’artisanat, un des grands savoir-faire de l’Afrique pourrait se trouver révolutionné par ces dispositifs : aujourd’hui chacun désire un objet unique, différent du voisin. Pourquoi ne pas ainsi proposer des coques de téléphone mobile ou même des voitures uniques ? Avec le savoir-faire en artisanat de l’Afrique et la naissance de la fabrication personnelle de haute technologie, il serait possible à beaucoup de créer des emplois et d’exporter vers le Nord.
 
Les fablabs sont avant tout des dispositifs collectifs, car même si leur coût est sans comparaison avec une usine classique, ils nécessitent tout de même environ   20.000 $ (La Fing et différents partenaires est en train de lancer le projet FabLab2 qui doit permettre de fabriquer soi-même plusieurs des machines du Fablab pour en faire baisser le coût). Mais il est possible également de créer une pièce non plus en l’usinant (même automatiquement) mais en déposant de la matière couche par couche pour constituer la pièce à partir d’un modèle numérique en 3 dimensions réalisé sur ordinateur. On parle alors d’imprimante 3D. Ces imprimantes actuelles savent bien traiter le plastique et coûtent entre 30000 et 3000 €. Ainsi, lorsqu’une pièce est cassée, plutôt que de la jeter et d’acheter une pièce de rechange venant de l’étranger, il devient possible de réutiliser des déchets plastique, de les refondre et de créer soi-même la pièce de rechange…
Une des imprimantes 3D peu chère les plus intéressantes est la Reprap[4]. Il est possible de la construire soi-même à partir de matériaux de récupération pour un coût de 300 € ! Encore plus intéressant, la Reprap est capable de construire n’importe quelle (petite) pièce en plastique, dont les pièces pour construire une Reprap !
Il est également possible de construire soi-même des objets électroniques avec des systèmes peu chers, adaptables et libres (il existait du logiciel libre que l’on peut librement dupliquer et améliorer, il commence à apparaître du matériel libre…). C’est le cas par exemple du système Arduino.[5]
 
Ainsi, il est possible avec un investissement très raisonnable, de construire n’importe quelle pièce en plastique, ou même n’importe quel objet en métal, bois et plastique disposant même de circuits électroniques. Il serait possible de parler d’un artisanat 2.0 comme d’une étape post industrielle permettant la fabrication de pièces unique. Cette nouvelle étape change la donne et ouvre des possibilités importantes aux nouveaux pays qui ont une industrie peu développée. Elle leur permet une autosuffisance en terme de pièces de rechange mais également, en utilisant l’imagination et la créativité des populations, elle permet de proposer des produits innovants dans le monde entier et de se positionner en exportateurs. L’investissement est remplacé par l’imagination.
 
 
Les technologies émergentes sont parfois appelées NBIC par les américains (pour Nanotechnologies, Biotechnologies, Informatique et Cognition). Elles sont réputées nécessiter des investissements pharaoniques, mais là encore, il est souvent possible de faire beaucoup avec très peu d'investissements et beaucoup d’imagination.
 
Des étudiants du collège royal d’arts à Londres ont ainsi le projet de réaliser un camion produisant des nanoparticules pour créer des nuages à la crème glacée[6]… Plus sérieusement, une machine de dépose de nanotubes de carbone (permettant de réaliser des capteurs divers) coûte 10000 €, ce qui représente un coût important mais sans commune mesure avec les investissements habituels dans la recherche en nanotechnologies. En biotechnologie, il existe des groupes de hackers (personnes développant des savoir-faire très pointus pour développer eux même des solutions. A ne pas confondre avec les « crakers » qui sont des pirates). C’est le cas par exemple groupe DIYbio qui a développé un séquenceur d’ADN pour 400 € !
 
 Dans le domaine des neurosciences et des sciences cognitives également existent des groupes qui développent des solutions à faire soi-même comme le montre le dossier de Rémi Sussan sur « le cerveau, objet technologique[7] ». L’arrivée de casques permettant une interface directe entre le cerveau et l’ordinateur (BCI, Brain Computer Interface) grâce à l’utilisation des ondes cérébrales ouvre également de nouvelles possibilités. Le casque mindset de Neurosky devrait être commercialisé dans les prochains mois au prix de 50 €…
 
 
Mais c’est dans le domaine de l’énergie, mal pris en compte par le concept de NBIC et pourtant fondamental, que les progrès sont les plus intéressant. Il existe maintenant des robots capables d’absorber de la matière vivante pour la transformer en énergie, comme nous le faisons dans nos propres corps : le gastrobotic de l’Université de Floride absorbe des limaces et l’ecobot II de l’Université Ouest Angleterre s’alimente avec des mouches. Mais il est également possible de fabriquer soi-même des systèmes énergétiques. Ainsi, le projet de « bœuf qui tourne » de RFI Planète Radio permet d’alimenter une radio locale, un central téléphonique ou tout autre dispositif huit heures par jour par la traction animale. Les progrès continuent et à l’université d’Harvard, a été mise au point une batterie à bactérie qui décompose les ordures pour produire de l’énergie et ainsi alimenter une ampoule, un poste de radio ou de télévision ou encore recharger un téléphone.
 
 
Même si, comme nous l’avons vu, il est possible de réaliser avec un peu d’adresse et d’imagination des objets et des outils à 1% de leur coût dans le commerce, cela représente tout de même un investissement. Pourquoi alors ne pas innover pas simplement dans les technologies, les services et les usages, mais dans les mécanismes de financement ?
 
Le fondateur des Fablabs, Neil Gershenfeld, s’inquiète que « personne, dans les acteurs du soutien à la recherche et à l’innovation, ne sait financer cela. Aucun mécanisme ne sait équiper des gens normaux pour créer des technologies ». Pourtant il existe de nombreuses innovations économiques un peu partout dans le monde avec par exemple de nombreux modèles économiques nouveaux comme l’a montré l’étude de la Fing sur « Musique et Numérique, créer de la valeur par l’innovation[8] ». Il est même possible d’innover dans le domaine de la monnaie. Ainsi par exemple, le système Paytap ressemble à un système de paiement de type Paypal mais ne nécessitant qu’un téléphone mobile[9]. Il est possible de le tester avec une monnaie virtuelle simple pour remercier quelqu’un ou pour juste jouer avec : equitap[10].
 
Il existe un très grand nombre de monnaies complémentaires dans le monde. Elles ne remplacent pas la monnaie classique, mais servent à une fonction particulière. Le WIR[11] par exemple, mis en place en 1934 pour faciliter les échanges économiques. Lorsque le système financier va bien, les entreprises échangent normalement en franc suisse, mais dès qu’une crise financière arrive (ce qui beaucoup plus fréquent qu’on ne le pense car le système financier international est très instable), les membres échangent plutôt des WIR (1 WIR est égal à 1 franc suisse mais les deux ne sont pas convertibles entre eux). Aujourd’hui de nombreuses sociétés et plus de 60000 PME utilisent le WIR et il est même possible d’acheter sa maison en WIR… Autre exemple, en Indonésie, depuis 850 après Jésus-Christ, la monnaie locale, le Rupiah, est complétée par une autre monnaie, le Narayan Banjar (qui signifie « travailler pour le bien de la communauté »). Cette monnaie se compte en temps et elle ne peut être gagnée qu’en proposant des spectacles culturels ou artistiques et elle ne peut être dépensée qu’en allant assister à un spectacle culturel ou artistique. Pour Bernard Lietaer, un ancien directeur de la banque centrale européenne et un des créateurs de l’Ecu, l’ancêtre de l’Euro, « les communautés pauvres n’ont pas beaucoup de Rupiah mais elles ont du temps ». Ainsi, même sans argent « classique », ce temps peut être mis à disposition de la communauté et a permis de développer la culture et les arts dans le pays.
 
Aujourd’hui, des plates-formes comme l’open money[12] développée par Michael Linton, permettent à chacun de développer sa propre monnaie grâce à des serveurs sécurisés et un système de réputation permettant de bâtir la confiance. Il existe également des solutions pour aider à investir, ainsi, le site Babyloan.org[13] est un instrument de micro-crédit pas comme les autres. Ce sont des
 
milliers d’internautes qui choisissent parmi différents projets ceux pour lesquels ils sont prêts à contribuer. Lorsqu’un projet reçoit suffisamment de promesses de prêts, il reçoit l’argent. Ainsi, ce n’est pas l’argent des banques qui est prêté, mais l’argent qui dort chez les particuliers.
 
Pourquoi ne pas développer une monnaie qui puisse permettre d’investir dans le capital humain ? Lors de cette présentation au forum InnovAfrica a été annoncée la mise en place au Mali d’un projet de monnaie complémentaire affectée à la formation au Mali : le Moniba (Il s'agit d'un jeu de mot sur la "monnaie d'Iba", Ibrahima N'Diaye, le ministre de l'emploi et de la formation. Mais également Moni en Bambara signifie la bouille que l'on mange au petit déjeuner et "Ba" signifie "beaucoup" soit à manger pour tous grâce à cette monnaie... Le principe est simple. Quelqu'un qui n'a pas d'argent peut être formé par une autre personne et lui donne un Moniba (il a donc -1). Mais avec ce qu'il a appris, il peut former une, deux ou plusieurs personnes et ainsi gagner des Monibas. Pour quelqu'un qui aurait beaucoup de Moniba (et donc qui aurait utilisé ce qu'il a appris pour former beaucoup de personnes), l'ANPE ou le Ministère pourrait convertir ces Moniba en bourse pour étudier (pas sous forme de CFA mais sous forme de prise en charge des études). L'objectif de cette monnaie serait de développer la formation entre les personnes qui disposent de peu de moyens et de leur permettre pour certain d'arriver à une formation diplomante.
 
 
participants : Moïse Kayeu (Cameroun), Oudou Bengaly (Mali), Boukary Konaté (Mali) …
 
Un certain nombre d’innovations en terme d’usages au niveau énergétique existent :
Boeuf tournant / panneau solaire / énergies renouvelables / développement durable.
Boukary Konaté a fait partager son expérience autour d’une formation de 20 personnes à Ségou. Il rappelle le problème de la langue, de savoir utiliser un clavier. Il leur a appris à apprendre à faire une recherche.
 
Les opérateurs de télécommunication ont des objectifs financiers avant tout et peu d'intérêt à ce que les zones rurales soient couvertes. Pour elles, il n’y a pas de marchés (pouvoir d'achat) suffisant pouvant justifier l'investissement matériel et financier important. Pourtant, la populations de ces territoires ont et utilisent des téléphones portables. Comment utiliser les TIC pour besoins de ces populations spécifiques ? Comment identifier ces besoins ?
Des projets autour du SMS (Frontline SMS dans le domaine de la santé, CRDI et système d’information autour des points d’eaux pour la gestion des transhumances) ont été développés dans les endroits sans accès à internet. D’autres applications pourraient être imaginées pour gérer des enquêtes, échanger sur les prix, concevoir des cartes électroniques d’enseignement à distance.
 
Il faut commencer par une formation. Série d’installations de centre de ressources multimédia. Mais des difficultés sont le plus souvent rencontrées : 6 mois après la connexion est arrêtée par exemple, d’où un besoin de formation et de suivi.
 
Les TIC sont importantes mais « ce ne sont pas elles qui vont construire des routes, des hôpitaux etc. »
 

                                                                                 
 
participants : Adama Sangaré (Agetic - Mali), Sékou Touré (Mali), Mohamed Cissé (Burkina Faso), Laurentine Bayala (Burkina Faso), Alpha Sané (Sénégal), Cédric Kalonji (RDC), Israël Yoroba Guébo (Côte d’Ivoire), Dominique Mendy (Sénégal), Léona Rosemblum (USA), Thomas Perrot (France), Adama Soumaré (Mali)
 
Une quinzaine de participants ont réfléchi autour de ce sujet.
 
Laurentine Bayala a dans un premier temps présenté «TV Wagues» dont l'activité consiste à filmer et monter de petits reportages sur la vie quotidienne des burkinabés. Ces films sont réalisés avec très peu de moyens. Il s'agit de films amateurs confectionnés en 2 à 3 jours.
 
Israël Yoroba Guébo a ensuite parlé de son blog et de son concept innovant de média en ligne.
 
La question des télés communautaires qui donnent la parole à des populations ciblées, qui filment, montent puis diffusent ou projettent localement les productions ainsi réalisées. Régulièrement des débats publics accompagnent ces projections.
 
Dimanche Yaméogo (Kino Burkina). Le concept de Kino Burkina est étonnant: avec peu de moyens (utilisation gratuite du matériel de Manivelle Production le WE ), de réaliser des choses mais on est pas assez conscient dans les pays africains. Découverte pour Alpha de ces télés. s'il connaissait les radios communautaires, il n'avait jamais envisagé l'existence de telle tv.
 
Le problème des cultures entre blogs et journalisme classique a été également soulevé. Faut-il une formation particulière ou se convertir en blogeur ? Se sont posées les problème des formations en blogging. Problème de tics et déontologie, de légitimité – modération de l’information, qualité de l’information ? Est-ce que tout le monde peut ou doit créer un blog ? Basculer du journalisme classique vers nouveau journalisme ? ou complémentarité ?
On devrait désormais, que ce soit pour les télés communautaires ou les nouveaux médias, se focaliser sur les citoyens et les sensibiliser à ces nouveaux médias.
L’enjeu du téléphone portable comme outil pour informer a été aussi signalé. C’est un outil adapté, que l’on retrouve dans tous les villages et dans toutes les villes.
 
 
Les inconvénients et avantages du développement d’internet, du réseau pour la jeunesse ont été listés : l’information en temps réel, la culture générale, la violence, l’indépendance, l’acculturation, l’éducation familiale, …
 
Quel intérêt a l’enfant à aller sur internet ?
Il y a certains côtés négatifs : mais cela veut-il dire qu’il faut supprimer l’accès ?
Non, le groupe pense qu’il faut promouvoir l’internet mais avec éducation à ce nouveau média. Que les parents puissent contrôler aussi cet outil.
 
Cela pose la question de l’éducation traditionnelle en milieu africain, de l’implication de l’Etat ? (pour enlever sites à risques)
 
 
La plupart des personnes qui ont participé à cet atelier venaient du milieu de la formation professionnelle, et des question tics et genre.
 
Le débat a été orienté autour d’un repérage des expériences réussies. Comment diffuser ces pratiques ?
Plusieurs pistes ont été retenues : travailler sur contenus audiovisuels pour activités de formation action, promouvoir des contenus écrits qui soient synthétiques, facilement appropriables.
 
La question de la formation des femmes dans les villages a été traitée. Comment les impliquer dans l’acquisition de nouvelles compétences ? Le formateur ou la formatrice ne se situe pas dans situation d’autorité (rapport de génération, d’âge entre formées et formateurs)
 
Certes, il serait utile de faire appel à des plate-formes audiovisuelles, à des contenus vidéos mais se pose la question de la propriété, de la maitrise totale des contenus.
Comment pouvoir publier à distance (ce qui résout le problème de se déplacer) mais doit rester complémentaire … pour favoriser le partage de compétences ?
 
 
Un échange sur les différentes façons d'utiliser les SMS dans le domaine de la santé a été mené. 3 programmes ont été signalés : 3 plate-formes frontline SMS.

Cet atelier a été un moment pour partager échecs et réussites des différents programmes comme celui qui utilise téléconférence pour faire consultation et gérer les dossiers. Ont été discutés les problèmes que les différents participants ont pu avoir avec les applications techniques : maintenir ordis en zones rurales - problèmes de maintenance et d'accès.
 
 
Comment pour nos pays exister culturellement face à la déferlante de la culture occidentale ? Ce thème est débattu actuellement surtout par rapport à l'Unesco qui a signé un accord pour assurer la diversité culturelle sur internet. L’ Afrique est défavorisée par rapport à l'accès, aux outils. L'Afrique n'est pas auteure des outils.
 
C’est vrai la culture africaine est essentiellement orale, d’où un problème de transmission. Des témoignages convergents ou divergents ont été partagés autour de différentes problématiques : comment la diaspora peut nous aider à exister culturellement sans que l'on soit obligé d'être habile dans la maitrise des outils TIC, acculturation au niveau des jeunes, problème au niveau des aspects ésotoriques : comment transmettre des choses que les gens ne veulent pas forcément transmettre, de l'ordre du secret (exemple de la médecine traditionnelle), monter des sites en bambara, vendre sa culture exprimer sa culture. On est pas obligés de passer par nos parents pour véhiculer ce patrimoine pensent certains.

Pour exister culturellement il faut les outils mais aussi production de contenus.
Le problème du droit d'auteur - exemple des tradipraticiens- a été soulevé. Comment breveter l'immatériel ? Quel est le statut de ce patrimoine ? Le problème de droits propriétaires et open source : modifier le code et l'adapter au besoin de chacun. Pour le groupe, les TIC offre une opportunité de répertorier et valoriser ce patrimoine culturel africain très riche.
 
Sékou Touré a également présenté lors de cet atelier ses projets de visite virtuelles, de jeux à caractère culturel. Il a exprimé le besoin de formation en médiation culturelle, en création de produits numériques culturels pour les pays africains.

 
 
Cet atelier s’est déroulé en 3 temps : un premier temps commun à tout le groupe de brainstormings autour de deux pôles : technologies et contextes d’usages/domaines d’applications ; un deuxième temps en petits groupes de 2/3 personnes d’associations de mots issus des deux pôles et de création de scénarios prospectifs, et un troisième temps commun de partage et d’échange autour de ces scénarios.
 
Voici la liste des scénarios imaginés par les participants :
- e-manger, le tranfert de nourriture d'un individu à un autre.
Transférer de celui qui a trop à celui qui a peu.
- alliance électro humaine, en or, implantée pour tracer les maris et femmes infidèles.
- bergel (berger électronique) : créer un baton de berger électronique pour déterminer la santé des bêtes et permet d'évaluer la valeur du cheptel
- la salope (SAtellite LOcalisation PErsonne) : femme satellite qui gravite autour de la terre , qui sert à localiser les hommes.
- flash qui guérit : appareil photo qui scanne le malade, diagnostique et au moyen d'un flash, guérit.
- TMMS - Taxi MMS : transport + sms = TMMS
Envoyer un sms au 223 + montant près à payer + géolocalisation
- Skypine - Skype médecine : rapidement avoir une consultation avec les médecins connectés. Consultation avec 2 ou 3 médecins.
- CuTBI : créer une bibliothèque de culture
- Transport + géolocalisation : suivre ses véhicules depuis son bureau (car Bittar)
- Ordinateur culture citoyens
Changer l'emballage en utilisant la calebasse comme enveloppe de l'ordinateur
Clavier réalisé avec des cauris
Souris remplacée par la louche africaine
Unité centrale : masque dogon
- Clé USB avec la noix de cola (quand on l'ouvre en deux, on peut y mettre la mémoire flash).
- Coupé Décallé Racommodé : allusion à la danse ivoirienne : métaphore permettant de clarifier le montage vidéo avec des expressions familières.
- CPF - Caméra Film et Vidéo : filmer un évènement et essayer de le transmettre par sms à ceux qui n'ont pas de moyens d'écoute.
- GPA - Griot tradition audiovisuelle : guides touristiques intégrant un griot faisant le guide.
- HM : chercher un malade hospitalisé et lui envoyer un sms de réconfort. Avant ou après l'intervention médicale. Lui envoyer des alertes par SMS pour qu’il n’oublie pas de prendre son traitement.
 
 
Une quinzaine de personnes de nationalité différentes ont participé à l’atelier sur les nouveaux médias et les télés communautaires.
Après que Cédric Kalondji  a campé l’objet et le but de l’atelier, Bayala du Burkina Faso a fait part à l’assistance du Tvwagues.  Médias en ligne dont la  naissance en 2008 sur la toile fait suite au constat qu’il y avait peu de vidéos sur Internet qui parlent de l’Afrique et du Burkina Faso en particulier.  Même si  elle déplore le débit de connexion encore limité chez elle pour poster le maximum de vidéo. Malgré une équipe assez restreinte et un équipement en matériel limité, elle arrive avec ses concitoyens à faire des vidéos appréciées de tout le Burkina et même du monde entier. Son compatriote Dimanche Yaméogo lui nous a fait par de l’expérience des télés communautaires. L’objectif visé à travers ce moyen de communication est de donner la parole à ceux qui n’ont pas souvent l’occasion de s’exprimer et de faire partager leur point de vue sur des questions pouvant leur concerner directement. La projection de ces films d’environ 22 minutes est suivie de débats tournant autour du contenu.    
Dimanche a aussi évoqué le concept de KINO. Qui consiste à réaliser de courts métrages d’une dizaine de minutes avec une dizaine de personne où tout le monde participe en variant ses rôles : montage, réalisation, tournage, bref tout.
Autre sujet qui a fait l’objet de discussion, le mode d’écriture classique et le nouveau type d’écriture sur le web. Il s’est posé la question de savoir si la notion d’éthique et de déontologie ne devraient pas être prises en compte dans la rédaction des articles devant être publiés sur un blog. Il s’est également posé la question de savoir s’il faudra procéder à la formation de tous les amoureux des TIC à la manière de rédiger un article dans le style propre au blog. Mais le soucis majeur était comment procéder pour que les avantages qu’offrent les Technologies de l’Information et de la Communication, accessibles à tous pour que les citoyens ne soient plus obligés à attendre que l’information arrive vers eux. En quelque sorte, faire d’eux des acteurs dans le monde de l’information et de la communication.
 
La conclusion est que désormais que cela soit la télé communautaire ou les nouveaux médias. Les participants à cet atelier sont convaincus que l’on peut aboutir à une diffusion de l’information par ces nouveaux médias. Il faut que ces outils notamment les téléphone portables soient un moyen de communication. Bref comment mettre cet outil disponible de nos jours partout au service de la vulgarisation de l’information au plus grand public ? Ce pour ne plus être obligé de se mettre devant un ordinateur pour le faire.   
 
 
 
participants : Marie-Laurentine Bayala (Burkina Faso), Amara Diop (Mali), Chico (Mali), Israël Yoroba Guébo (Côte d’Ivoire)
 
Les anciens ont toujours occupé et occupent encore aujourd’hui. Ils entérinent les décisions prises. Par exemple en Côte d’Ivoire au Mali comme au Burkina, les décisions de mariage appartiennent au patriarche et non aux parents directs des conjoints. L’éducation est à la charge du clan et des voisins. Mais aujourd’hui, c’est l’éducation par la télé, par la radio et pas internet. « La civilisation » éduque nos enfants.
Au niveau du mariage les procédures sont les mêmes la dot existe même si elle est différente dans les détails. Par exemple, au Mali c’est la cola, un peu d’argent. Au Burkina cola, feuille de tabac et le porc. Chez les bété en Côte d’Ivoire, c’est des casiers de liqueurs, une somme importante d’argent, de nombreux pagnes (et la liste peut s’allonger d’une famille à une autre).
Le peuple malien conserve encore la tradition dans l’éducation. Exemple chez les peuhls, les Maures, les Sonrhaïs. Au niveau de la langue, de l’alimentation, de l’habillement. Chez les Maures, une fille ne doit pas paraître maigre.
 La circoncisons est une pratique commune et même encouragée. Avant elle traduisait le passage d’une étape de la vie à une autre. Par exemple chez les Mossi par exemple, l’homme était circoncis à l’âge de la puberté et c’était l’objet de cérémonie grandiose différente selon les générations.
Sur la question de l’excision, le débat est commun à tous les pays.
La langue… nous unit. L’exemple du nouchi, ce français mélangé à la langue nationale est aujourd’hui parlée ici en Afrique et même en Europe.
L’autorité parentale dans les pays européens est très différente. On parle de liberté et les parents « subissent » souvent les enfants. Dans nos pays africains, les enfants respectent les parents! La religion y est sans doute pour beaucoup pour la sauvegarde encore de cette valeur.
 
 
participants : Abass Pam (Mali), Oudou Bengaly (Mali), Dogolou, Israël Yoroba
 
Exemple de diversité
·        diversités culturelles : l’art et l’artisanat
·        les instruments de musique, guitare, tam tam, piano, balafon ngoni….
·        Objets d’art : bijoux, colliers, a base de noix, graine fruit seché ; bois argile, fer plastic béton…
·        L’art culinaire (le tô, le moni(bouillie du matin), le fromage, le vin le pain
·        Dialectale (le Français de côte d’ivoire, le Français canadien, le français de Suisse, le fraçais de Belgique)
·        Les tenues vestimentaires (le grand boubou a base de coton traditionnellement fait, le bazin, le bogolan, l’indigo, les vestes, manteaux en lin synthétique, etc...
·        La religion (religion musulmane, la religion chrétienne (Burkina Faso), l’animisme, ...)
 
Ce qui nous rassemble
8.   la langue française malgré ses variances
9.   les objectifs communs (centres d’intérêt comme le forum InnovAfrica)
10.                     le destin (la colonisation et la post-colonisation, l’enseignement de base)
 
l’aspect spécifique à la francophonie
11.                     la langue de communication : le français
 
l’architecture :
chez nous les maisons sont construites en banco, paille etc… en France les maisons sont en pierre, briques, béton, tuile, tôle, vitre…
 
 
participants : Moïse Kayeu (Cameroun), Cheikh Oumar Sagara (Mali), Coma Camara (Mali), Mahaoua Konaté (Mali), Denis Van Riet (Belgique), Dominique Mendy (Sénégal)
 
La perception du corps diffère selon les continents. En Afrique, le corps est un objet nourricier, un objet de contact, de fraternisation. Le toucher en ce sens joue un rôle important et non forcément sensuel. En Europe, le corps est souvent objet de désir, objet sexuel à cacher ou à exposer par la publicité par exemple.
 
Il n’en reste pas moins qu’il existe des points communs entre ces deux continents comme par exemple le respect lié à la mère. En Europe, une des plus grande offense est l’injure à l’endroit de la mère. En Afrique, provoquer la nudité de la mère est perçu comme une grande malédiction.
 
La subtilité de la langue française (langue de la diplomatie) peut permettre d’intégrer les différences et les ressemblances et intervenir lors de médiations. Les dirigeants Africains jouent souvent un rôle de médiateurs dans les grandes causes du monde actuel!
 
 
Participants: Fatoumata Dialla, Safiatou Sissoko, Julie Mergen, Sofiatou Kante, Souleymane Soumare
 
La place de la femme est importante dans la société traditionnelle. Outre son rôle de mère de famille, elle est chargée de toute la gestion de la maison. A ce niveau, elle assume une responsabilité sociale.
Elle se considèrent souvent, malgré tout, un peu sous-estimées ou sous-valorisées. Elles estiment ne pas disposer des mêmes droits que les hommes même si dans la classe politique africaine un nombre croissant de femmes sont présentes à des postes parfois importants (Ministre des TIC's au Mali).
 
Elle a l’obligation morale de se marier et d’avoir des enfants. Les mariages d’amour sont encore minoritaires.
Dans certaines ethnie,le partenaire est souvent choisi par la famille et la femme concernée ne peut s’y opposer. Le mariage est souvent précoce. La polygamie est mal vécue car si la femme ne peut pas avoir (ou pas assez) d’enfants, le mari a le droit (ou le devoir) de prendre une ou plusieurs autres épouses. Cette tendance commence cependant à se modifier dans les grandes villes. Dans la campagne, une fille qui n'est plus vierge avant le mariage risque souvent d'être chassée du village et d'errer de villages en villages, la honte sur ses épaules.
 
On se marie pour ne pas être seule et être protégée.
 
L’homme est le chef de la famille et en général est responsable des moyens de subsistance. Dans certaines familles plus pauvre, la femme a l’obligation de travailler en plus des tâches familiales pour subvenir à l'essentiel (c'est un point commun avec l'occident).
 
Les hommes ne s’occupent pas des jeunes enfants.
 
Comme en occident, le rôle principal de la femme est d’élever les enfants, de faire la cuisine et d’exécuter les tâches domestiques! Elles ne ressentent pas beaucoup de considération pour le travail fait.
 
…thème 5 | Les Migrants
 
Le thème de la migration est omniprésent sur le continent africain. Le « rêve » de chacun.
 
Plusieurs raisons de quitter le pays :
 
-       Fuir la situation matérielle souvent critique, la guerre ou la famine pour aller vers un ailleurs qui ne peux pas être pire
-       Pression familiale. Un enfant est souvent « sacrifié » pour l’exil avec le devoir d’envoyer une part importante de son futur salaire et permettre ainsi à la famille de vivre
-       La vie en occident (et plus particulièrement en France) st souvent idéalisée par ceux qui reviennent occasionnellement dans la famille. Cadeaux, beaux costumes (loués bien souvent pour l’occasion), photos masquant souvent la réalité des choses, faisant naître dans l’inconscient collectif et individuel une fausse réalité et poussant à l’exil.
-       Education et formation professionnelle plus accessible et plus variée en occident et souvent inexistante sur place
-       Rejoindre des membres de la famille déjà exilés
 
 
Le voyage est souvent le début de la désillusion : Coût, conditions, dangers.
 
L’accueil sur la terre d’exil, si on ne dispose pas de contacts au sein de la diaspora locale, est souvent hostile. Le racisme est encore bien ancré.
 
Il faut une grande capacité d’adaptation et même lorsque l’on étudie et que l’on trouve un travail, trouver un logement et se régulariser ressemble souvent au parcours du combattant.
 
L’impact des transferts de capitaux des émigrés et de la diaspora en général n’est négligeable sur les économies locales.
Le danger par contre est la fuite des cerveaux et du savoir-faire car peu d’émigrés rentrent au pays durant leur vie active.
 
Lorsqu’ils rentrent (quand il ne s’agit pas d’une expulsion), c’est qu’ils ont mis assez d’argent de côté pour faire vivre la famille, se faire construire une maison et s’assurer une vie plus confortable.
 
Il est important d’améliorer le niveau de formation locale en Afrique et éviter ainsi le déplacement de populations.
 
 

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