Source : Villes 2.0
De nouvelles pratiques numériques liées au web 2.0 et appliquées à un niveau local sont en développement. Les blogueurs décrivent leur lieu de vie, de ce qui s'y déroule. Sur les « sites sociaux », ils discutent, se retrouvent, partagent et échangent, ils prennent rendez-vous, organisent des événements. Les utilisateurs de Google Maps et des sites qui s'appuient sur ses cartes annotent les lieux, y ajoutent descriptions, territoires, notent restaurants, lieux de sortie, indiquent et renseignent les événements qui s’y déroulent. Ce sont les mêmes personnes, utilisateurs, administrés, citoyens, derrière leurs écrans que ceux qui travaillent, utilisent les services publics, échangent, discutent dans le territoire « physique ». Si les observatoires territoriaux disposent de méthodologies et de grilles de lecture performantes pour analyser les taux d’appropriation des technologies, et les usages simples (usage d’internet, consultation de sites, mèl, etc.), ces nouvelles pratiques numériques "hyperlocales" leur échappent. Ce projet, à pour objet de s’intéresser à ces nouvelles pratiques qui ont cours sur les territoires. Comment les révéler, les modéliser, les représenter et les animer ? Pour bâtir des politiques publiques numériques adaptées aux usages locaux, pour aider les entreprises à développer des services adaptés aux pratiques locales, pour aider les citoyens à mieux s’organiser et à mieux lire les actions qui ont lieu sur leur pays, il faut que celui-ci soit numériquement plus lisible.
POURQUOI CE PROJET EST IMPORTANT• Révéler et comprendre les nouveaux réseaux, les nouvelles ressources numériques qui contribuent à structurer le territoire • Faire émerger des potentialités innovantes, nouveaux services, nouvelles initiatives citoyennes, nouvelles exploitations des données et des infrastructures urbaines • Créer un dialogue entre la « Ville 1.0 », celle des institutions et des acteurs installés, et la « Ville 2.0 », celle que s'approprient les autres acteurs de la ville
QUELLES SONT LES COMPOSANTES DU PROJET ?
Une méthodologie de cartographie de l’hyperlocal Pour révéler l’hyperlocal, une méthodologie ambitieuse sera mise en place. Elle consistera dans un premier temps à identifier un corpus des différentes sources de production de l’information hyperlocale. : sites, blogs, sites communautaires, outils web 2.0 de partages de vidéos, de photos, de cartes, réseaux sociaux orientés jeunesse, professionnels, mobiles, etc. Dans un deuxième temps, cette production passera à travers un « tamis territorial » permettant de révéler les ressources hyperlocales propres au territoire étudié. Cette méthodologie pourra servir de base à des nouveaux diagnostics territoriaux, s’intéressant plus aux pratiques et aux usages, qu’a l’équipement « numérique » des habitants. « Fouiller » et représenter l’hperlocal La collecte des données brute donnera lieu à un traitement statistique et thématique. Un classement par mots-clés, des ressources, des personnes, permettra de mieux prendre le pouls de ce qui se déroule, des nouvelles pratiques liées aux numériques sur un territoire donné. Cette représentation pourra prendre la forme d’un « graphe territorial », sur le modèle des « graphes sociaux », analysant nos réseaux sociaux (des sites de réseau social). Quels sont les échanges, les liens, les coordinations qui naissent de ces nouvelles pratiques ? Animer l’hyperlocal, ou comment les pratiques numériques ont un impact sur le « territoire physique ». Si le but de ce projet est de montrer, cartographier, représenter, « fouiller » l'hyperlocal, il s'agira aussi de proposer des pistes pour son animation. Plusieurs initiatives, portées par des citoyens nous donnent des pistes de réflexion. Comment entrer en contact et interagir avec des habitants qui utilisent Facebook, Viadeo, SkyBlogs... ? Comment mieux relier les initiatives réelles aux initiatives numériques ? Comment développer des initiatives dans le numérique pour développer le lien social dans le réel ? Quelles recommandations peut-on faire pour que l'animation d'un territoire soit optimum ?
QUEL EST L'OBJECTIF DE L'EXPERIMENTATION ?
L'expérimentation doit permettre : • De créer une première version d’une méthodologie et d’une nouvelle grille de lecture des pratiques numériques dans les territoires à différentes échelles territoriales • De créer des formes de représentations de ces nouvelles pratiques • De proposer des pistes pour animer l’hyperlocal et d’identifier des méthodes pour exploiter l’hyperlocal en créant de nouveaux services, en associant les internautes aux politiques publique, etc.
L’HYPERLOCAL : THÉMATIQUES ET RESSOURCESUne partie de cette expérimentation consistera dans un premier temps à agréger les sources, services et mines de données qui traduisent les nouvelles pratiques liées à l’hyperlocal. Toutes ces données peuvent être classées suivant le découpage suivant : Site web, blog, wiki, etc. à dimension territoriale ou situé sur le territoire. • Sites produits par les acteurs publics territoriaux, souvent déjà recensés par les baromètres existants • Portails de ville, de territoire, etc. (produits ou non par les acteurs publics) ; • Blogs parlant d’une ville, d’un territoire ; • Sites d’acteurs locaux à dimension territoriale : associations, commerces, entreprises, culture, éducation, tourisme, etc. ; • Sites collaboratifs de type Wiki « territoriaux » ; Contenus du « web 2.0 » disposant de coordonnées géographiques et / ou de mots clés (tags) identifiant leur localisation ; • Photos (Flickr, photobucket, etc.) ; • Vidéos (Youtube, dailymotion,, etc.); • Partage de « bons plans », de restaurant, de lieux touristiques, d’hôtels… basé sur un fond cartographique (dismoiou, qype, tripadvisor, etc.) ; • Sites d’échange, de petites annonces, (ebay, leboncoin, etc.) ; Profils de personnes localisés sur un territoire. • Dans des sites de réseaux sociaux à dimension de rencontre, de « réseautage » (Myspace, Facebook, Skyblog, Meetic, onvasortir, copain d’avant, Twitter, etc.) ; • Dans des sites sociaux à vocation professionnelle (Viadeo, Linkedin, Ziki, etc.) ; • Dans des sites sociaux à dimension locale (Peuplade, Ma-résidence.fr, etc.) ; • Sur des réseaux sociaux mobiles ; • Sur des blogs et sites personnels qui informent sur leur localisation ; • Dans les messageries instantanées (Skype, MSN, etc.) ; • etc.







